Description
Ce livre est une réflexion sur le rôle et la responsabilité des grandes entreprises dans l’avènement de l’Anthropocène.
Depuis le début de l’ère industrielle, ce sont elles qui extraient nos ressources du sous-sol, rendent l’air irrespirable et les eaux polluées, modèlent nos imaginaires, poursuivent des orientations stratégiques climaticides malgré les avertissements des scientifiques ou les résistances des populations.
Ce sont elles qui imposent un modèle destructeur. Avec la recherche de la liquidité parfaite, la grande entreprise promeut un modèle de société fondé sur le « brutalisme » et la déconstruction du vivre-ensemble : atomisation du corps social, confusion du public et du privé, creusement des écarts de rémunération, avènement du temps réel et de la surréactivité.
Alors qu’un discours apologétique continue d’accompagner le monde de l’entreprise, la recherche de la puissance pour la puissance conduit à la détérioration des conditions d’habitabilité de la Terre.




