Éditions Utopia

Les Éditions Utopia ont été créées en 2010. Elles sont issues du Mouvement Utopia.

Trait d’union entre le mouvement social, le monde intellectuel et le monde politique, le Mouvement Utopia est une coopérative politique d’éducation populaire qui vise à élaborer un projet de société solidaire et convivial, écologiquement soutenable et dont l’objectif est le buen vivir.

Le Mouvement et les Éditions Utopia défendent leurs convictions écologiques et altermondialistes dans une perspective de dépassement du capitalisme et de la logique productiviste. Pour reprendre l’expression d’André Gorz, préfacier de notre Manifeste, nous revendiquons et ambitionnons le fait d’avoir une valeur de nuisance féconde.

La ligne éditoriale des Éditions Utopia est profondément ancrée dans l’écologie politique et dans l’altermondialisme. Dans une démarche d’éducation populaire, ses publications sont accessibles au plus grand nombre grâce à des prix volontairement bas.

Le Mouvement et les Éditions Utopia sont deux structures associatives juridiquement séparées.

Nous publions principalement deux types d’ouvrages : ceux issus d’une réflexion collective, qui ont une vocation pédagogique et militante. Le processus d’écriture est collectif et démocratique. L’approche éditoriale est le plus souvent la déconstruction des idées reçues liées au sujet traité, puis l’élaboration de propositions d’amélioration.

Nous éditons également des essais plus « classiques », écrits par des auteurs dont les réflexions et propositions sont proches de celles du Mouvement Utopia, qui ainsi permettent de les approfondir.

Notre comité éditorial est compose de seize personnes, dont l’une des missions importantes est l’examen des manuscrits qui nous sont proposés.

Les livres des Éditions Utopia sont disponibles en version papier ou pdf ou ebook. Pour commander les versions numériques, rendez-vous ici

Dernières parutions

MÉDECINE DE VILLE EN PÉRIL

Sept propositions pour la transformer

Par Didier Ménard, préface d’André Grimaldi, postface de Claude Alphandéry

Format 11×18, 144 pages, 10€, numérique 5,99€

La crise sanitaire liée au Covid 19 a révélé combien le système médical français était précieux mais fragile. Les inégalités territoriales augmentent, l’espérance de vie en bonne santé stagne, voire diminue, et trouver un médecin devient de plus en plus difficile. Nous ne sommes plus dans un système d’offre de soins à la hauteur de nos besoins.

Il fallait le regard et la pratique décalée  d’un médecin «des cités» pour porter des propositions pour la nécessaire refondation de la médecine en France. En créant un lieu de soins et de santé collectif pluriprofessionnel avec la population de la cité du Franc-Moisin, Didier Ménard a mis en œuvre des alternatives de rupture dans la pratique médicale.

Dans ce livre, en s’appuyant sur son expérience des 40 dernières années, Didier Ménard formule sept propositions de transformation de notre système de soins: soigner avec les personnes malades et non pas des maladies, favoriser le collectif et le pluriprofessionnel, faire vivre la santé communautaire avec les habitants, inventer de nouvelles pratiques de soins et de prévention, diminuer les inégalités territoriales de santé, sortir du paiement à l’acte. Ces défis sont immenses. Ils impliquent la médecine de ville, l’hopital et  les populations.

Didier Ménard est président du centre de santé communautaire, La Place Santé, membre du bureau d’AVEC santé et président de la fédération régionale d’Ile-de-France des maisons de santé pluriprofessionnelles. Il a exercé de 1980 à 2013 la médecine générale à la cité du Franc-Moisin (Saint-Denis, 93) et a été président du Syndicat de la médecine générale de 2006 à 2014. Il est l’auteur de Pour une médecine sociale, Éditions Anne Carrière, et contributeur régulier de la revue Pratiques, les cahiers de la médecine utopique.

L’ÉCOLE QUE NOUS VOULONS

Les enseignements de vingt ans d’expériences pédagogiques alternatives

Par Jean Lesage, Hélène Lonza et Marcel Thorel

Format 11×18, 192 pages, 10 €, version numérique: 5,99€

Si l’on en croit les résultats des évaluations internationales, notre école républicaine ne tient pas ses promesses. Pire, elle accentue des écarts insupportables entre nos enfants selon leurs origines sociales. Mais les difficultés de notre école ne tiennent pas seulement à des choix pédagogiques trop éloignés des besoins naturels des enfants :elles tiennent aussi au fait que ses visées sociale et politique sont trop souvent négligées.

« Cette école qui éduque le désir de prendre part au monde et d’en prendre soin par la puissance créatrice du travail, cette école qui lie ses enseignements à la vie dans toute sa complexité, cette école qui fait faire l’expérience de la coopération, c’est celle que nous voulons. C’est celle que nous tentons de mettre en œuvre par nos choix pédagogiques. » déclarent les auteurs de ce livre.

En s’appuyant sur leur expérience d’enseignants, ils exposent leurs pratiques et dessinent le profil d’une école innovante, audacieuse et ambitieuse, permettant la réussite de tous.

– Innovante parce qu’elle prend en compte les représentations, les propositions et les créations des élèves pour construire et organiser avec eux l’acquisition des savoirs de manière coopérative.

– Audacieuse parce qu’elle prend en compte la vie des élèves, leurs expériences, leur curiosité naturelle. Elle nourrit leur motivation par un milieu éducatif propice aux recherches et aux tâtonnements indispensables à l’acquisition des savoirs.

 Ambitieuse parce qu’elle veut la réussite de tous les élèves tout en reconnaissant leur individualité.

L’expérience décrite dans cet ouvrage a montré que cette réussite de tous ne peut exister que dans un groupe où chacun est reconnu par ses pairs tout en ayant le sentiment de voir augmenter ses compétences.

Il est temps pour l’école d’effectuer sa mutation. En se basant sur des expériences malheureusement encore trop peu connues, les auteurs démontrent que cette noble institution peut être à la hauteur des nouveaux défis à relever, qu’ils soient écologique, démocratique ou socio-économique. Qu’elle peut être à la fois efficace dans ses missions et offrir toute la joie qu’elle est en capacité de procurer à ses élèves.

POUR UNE CONSCIENCE TERRISTE

Nature, cultures, agricultures

Par Marc Dufumier et Laurent Gervereau

Format 12×20, 208 pages, 12€, version numérique : 7,99€

L‘agriculture et l’alimentation sont  au centre de nombreuses préoccupations actuelles : santé, écologie, climat, social, éthique… mais on hésite parfois à prononcer certains mots comme  élevage ,  vegan , «pesticide ,  chasse…  et même « écologie ».

Nous préparons-nous à des sociétés de guerre civile entre productivistes et apôtres de la préservation ?

 Voici un livre rédigé par deux auteurs à la compétence indiscutable qui donne des repères, notamment sur l’agroécologie et l’histoire longue de l’écologie). Un livre  qui examine également les fonctions culturelles de l’alimentation qui et dessine les pistes d’organisations locales-globales dans l’intérêt collectif et la valorisation de la diversité.

Il est plus que temps de travailler, non pas contre mais ensemble, pour s’adapter aux défis de l’époque en changeant de perspectives pour nos pensées et nos actes.

Il est plus que temps aussi de changer d’échelle en prenant en mains son univers local, sa vision directe.

Mais pas n’importe comment, pas avec les oeillères dangereuses du local – localisme: en ayant au contraire une conscience « terriste » de notre aventure environnementale commune. Nous sommes ainsi dans une période de basculement nécessaire des pensées. Sur tous les sujets.

 Marc Dufumier est agronome, professeur honoraire à AgroParisTech, et président de la Fondation René Dumont. Il est membre du comité scientifique de la Fondation pour la Nature et l’Homme.

Laurent Gervereau est vice-président de la Fondation René Dumont et président de Nuage Vert – musée mobile Vallée de la Dordogne. Il a fondé en 2005 à AgroParisTech le Musée du Vivant (premier musée international sur l’écologie) et co-préside le CIRE (Centre Interdisciplinaire de Recherches sur l’Ecologie).

L’URGENCE DE RELOCALISER

Pour sortir du libre-échange et du nationalisme économique

Par Aurélien Bernier

Format 12x20cm, 224 pages, 12€, version numérique : 7,99€

En politique comme chez les économistes, tout le monde ou presque prétend vouloir relocaliser et réindustrialiser la France. Et nul doute que ce débat sera central lors des échéances électorales de 2022. Pour certains, le clivage entre souverainisme et libre-échangisme aurait même effacé celui entre la gauche et la droite.

Mais le problème est loin d’être aussi binaire. Pour faire revenir les entreprises et redresser l’emploi, les principales tendances politique avancent des propositions au mieux inefficaces, au pire dangereuses. Chez les plus libéraux, c’est la fuite en avant dans l’innovation, la compétitivité, la dérégulation au mépris des salariés et de l’environnement. Chez d’autres, c’est un localisme abstrait. Chez certains encore, c’est un nationalisme rétrograde qui ne change absolument rien aux structures économiques et sociales.

Pour combattre le libre-échange sans laisser le champ libre aux nationalistes, les forces de transformation sociales et écologiques doivent penser la relocalisation, la décrire, la planifier. L’enjeu est économique mais aussi écologique et démocratique, car sans relocaliser, il est impossible de choisir ce qu’il faut produire et de quelle manière.

Dans cet ouvrage, l’auteur livre sa vision transformatrice, décroissante et internationaliste de la relocalisation, ainsi que ses modalités concrètes dans cinq domaines stratégiques : les capitaux (et donc les investissements),la santé, l’alimentation, l’énergie et l’automobile.

Aurélien Bernier est essayiste et conférencier, il collabore régulièrement

au Monde diplomatique. Dernières publications aux

Éditions Utopia : La démondialisation ou le chaos (2016), Les voleurs

d’énergie (2018) et L’’illusion localiste (2020).